Le plan thérapeutique infirmier

La goutte qui fait parfois déborder le vase

Diane Dugas, infirmière au CISSS de la Côte-Nord et vice-présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ)

Diane Dugas, infirmière au CISSS de la Côte-Nord et vice-présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ)

Le plan thérapeutique infirmier est une norme professionnelle obligatoire depuis le 1er avril 2009. À partir de ses évaluations cliniques, l’infirmière doit dresser le profil des problèmes et des besoins prioritaires du patient. Elle doit aussi remplir l’outil de suivi de façon très détaillée, que ce soit en matière de soins, de traitements ou de directives pour l’ensemble du continuum de services.

« L’infirmière est responsable de ces évaluations cliniques. Or, le surcroît de travail ainsi occasionné, combiné à une organisation du travail déficiente et au non-remplacement du personnel absent, rend difficile, voire parfois impossible, la transcription de toutes ces informations dans les temps souhaités. Notre conscience professionnelle guide alors notre décision, soit prioriser l’évaluation clinique de l’usager et l’administration de ses soins, et ce, au détriment de la rédaction du plan thérapeutique infirmier », explique Diane Dugas, infirmière au CISSS de la Côte-Nord et vice-présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ).

« Malheureusement, il peut arriver que l’employeur utilise cette situation comme élément de reproche envers les infirmières plutôt que de corriger les lacunes liées à l’organisation du travail. C’est inhumain ! Le SIISNEQ-CSQ dénonce une telle pratique et agira pour la faire cesser », prévient-elle.