CHSLD et Soins à domicile – PLUS DE PERSONNEL EST LA SOLUTION

Identifier les équipes les plus performantes en CHSLD et en soins à domicile pour étendre leurs pratiques à l’ensemble du réseau, voilà l’objectif que s’est donné le gouvernement.

LISE GOULET CONSEILLÈRE CSQ

À la mi-septembre, il a annoncé la tenue d’une enquête terrain. Pour Claire Montour, cette démarche est ni plus ni moins qu’une perte de temps et la preuve de la mauvaise foi du ministre Barrette.

« Il existe déjà de nombreux rapports qui relèvent ce qui ne va pas dans les CHSLD ou les soins à domicile, et qui proposent des pistes de solution concrètes. Gaétan Barrette est très au fait de la situation et il ne peut pas ignorer que le sérieux manque d’effectifs est au cœur de tous les problèmes. Il n’a qu’une seule idée en tête : la performance. Or, cette dernière n’apportera certainement pas plus de soins aux gens. »

UNE COURSE À LA PERFORMANCE INUTILE

La présidente de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) rappelle que le rapport de l’enquête menée au Centre d’hébergement Cooke de Trois-Rivières, pointait la clientèle de plus en plus lourde demandant une surveillance constante et le personnel en nombre insuffisant. « Nulle part on ne parle d’une prétendue performance qui aurait fait défaut, bien au contraire ! »

DES TRAVAUX IMPORTANTS POUR  CORRIGER LA SITUATION

« Les travaux sur les ratios professionnels en soins/patients, prévus dans notre convention collective 2015- 2020, seront aussi l’occasion d’exiger que les coûts humains et organisationnels engendrés par la surcharge de travail soient corrigés. Le ministre Barrette doit enfin admettre que l’embauche de personnel supplémentaire est essentielle pour stabiliser les équipes et assurer la sécurité des soins », conclut-elle.

CHSLD : le manque d’effectifs officiellement reconnu

Le rapport d’enquête qui a suivi la chute, en juillet 2015, de deux résidents du Centre d’hébergement Cooke de Trois-Rivières révèle, notamment, que :

  • La clientèle plus lourde, demandant une surveillance constante, nécessite un minimum de trois heures par jour par bénéficiaire, ce qui est peu.
  • Les services sont de qualité, le personnel est dévoué, mais beaucoup trop occupé à réaliser les tâches prévues au plan travail, selon les familles, les proches et les résidents.
  • Toutes et tous plaident pour une hausse des effectifs soignants.

Les enquêtrices ont émis plusieurs recommandations, dont l’évaluation de la faisabilité d’allouer un financement additionnel à l’établissement pour augmenter le nombre d’heures de soins. Pour consulter le fichier PDF, cliquez sur le lien suivant Nouvelles CSQ-automne_2016-sante